Pourquoi grandir dehors ?
Pour former des citoyennes et citoyens conscients, résilients et engagés conformément à l’article 8 de la Charte de l’environnement qui stipule que « l’éducation et la formation à l’environnement doivent contribuer à l’exercice des droits et devoirs », il convient de réaffirmer la place de l’éducation dehors pour la jeunesse à Montpellier.
Jamais autant la question de l’écologie, de la prise en compte des dérèglements climatiques et de la préservation de la biodiversité n’a paru aussi cruciale. Dans ce combat du siècle, les enfants doivent être au cœur de toutes les attentions tant ils auront de défis à affronter dans les décennies à venir. Ainsi, l’école comme les structures d’accueil de l’enfance et de la petite enfance ne peuvent ignorer les enjeux de la transition écologique, elles doivent au contraire être aux avant-postes. Par leur rôle prépondérant dans la transmission des valeurs, elles doivent devenir des lieux de prise de conscience et d’engagement pour former un véritable continuum éducatif de la crèche à l’université.

Apprendre dehors dès le plus jeune âge, c’est découvrir et éprouver son environnement avec ses sens en éveil, toucher de la matière, découvrir les arbres, écouter les bruits du vivant, etc. L’éducation au dehors et en contact avec la nature permet de développer les connaissances des enfants sur les enjeux critiques de leur milieu et par là-même de développer leur attachement à leur territoire, celui dans lequel ils grandissent.
Enfin, enseigner dehors, c’est apprendre en mouvement et donc apporter une réponse sanitaire à la sédentarité, à l’exposition aux écrans, aux perturbateurs endocriniens, un moyen d’ancrer les apprentissages par l’expérimentation et de redonner la capacité d’agir sur des causes environnementales.
Le temps passé dehors et le contact direct avec la nature est essentiel au bon développement cognitif, physique, moteur, affectif et social des enfants. Il favorise la concentration, l’imagination, la résilience au stress et améliore les capacités langagières et mathématiques et donc l’acquisition des savoirs fondamentaux.
Contrairement à de nombreux pays européens, la France accuse un retard important dans l’intégration du contact avec la nature dans l’éducation de ses enfants. En effet, aujourd’hui, les enfants français passent 10 fois moins de temps dehors qu’il y a 30 ans ; 40 % des enfants de 3 à 10 ans ne jouent jamais dehors en semaine. Ce manque de contact engendre un « syndrome du déficit de nature », aux effets délétères sur leur bien-être et leur santé.
En outre, pour être efficace, et s’inscrire dans un continuum éducatif, l’accès à la nature doit être facilité non seulement pendant la scolarité, mais aussi dès le plus jeune âge et durant les temps scolaires, périscolaires et extrascolaires. Ainsi, à travers les structures d’accueil de la petite enfance et les projets éducatifs territoriaux, les collectivités territoriales ont un rôle fondamental à jouer.

Nos engagements pour grandir dehors à Montpellier
o Identifier, aménager et équiper des lieux dédiés dans les espaces verts de la ville et métropole, pour accueillir les activités pédagogiques dehors. Un espace de nature aménagé à moins de 10 mns à pied de toutes les écoles et centres de loisirs.
o Fournir le matériel adéquat aux écoles, Maisons pour tous, centres de loisirs etc.
o Appuyer la mise en place d’un réseau « Grandir dehors à Montpellier », pour coconstruire le projet avec l’ensemble des acteurs et actrices volontaires de l’enfance et de la jeunesse.
o S’engager dans la formation des personnels éducatifs de la ville.
o Apporter un soutien financier aux associations spécialisées œuvrant dans l’éducation dehors, en appui aux personnels éducatifs.
o Appuyer la mise en place des classes vertes et des séjours nature pour les enfants défavorisés, en période de vacances.
o Etudier la possibilité d’ouvrir les cours d’école le week-end aux enfants du quartier.
o Formaliser la politique de la ville et métropole via :
− L’intégration d’un objectif « Grandir dehors » dans le prochain Plan éducatif de territoire (PEDT).
− Une Charte « Grandir dehors », en partenariat notamment avec l’Education nationale, la CAF, la Protection maternelle et infantile et les réseaux associatifs.
o Identifier une chargé·e de mission « Grandir dehors » et l’inscrire dans une délégation d’élu·e.
Montpellier 2030 – première ville en France à garantir que tous les enfants sortent dehors au moins une fois par semaine.
